Merci de mettre votre carnet d'adresse a jour
le site a changé d'adresse
vous pouvez consulter le sur
Avènement
de la poudre sans fumée 1880-90
Si
les années 1870 virent la consécration des munitions à percussion centrale,
l'événement des années 1880-90 fut l'apparition de la nouvelle poudre sans
fumée. Trois fois plus puissante que l'ancienne poudre (poudre noire), sa
combustion complète évitait les lourds inconvénients de l'encrassement rapide
de la chambre et du canon. Elle allait permettre l'emploi d'ogives plus légères,
propulsées à grande vitesse et possédant par le fait une trajectoire plus
tendue. Le revolver réglementaire français "Modèle 1892", en calibre
8mm Lebel de guerre (le 8mm de commerce étant encore a poudre noire),
est l'exemple type de cette nouvelle génération.
sur toute la page "Cliquez" l'image de gauche pour agrandir l'image
Une pièce peut être unique (surtout dans son état)
Je ne connais pour ma part qu'un seul exemplaire à l'état de prototype qui est présenté dans le livre de J.P. BASTIE &D.CASANOVA "Les revolvers du commerce en 8mm 92" celui est un modèle de production . Production qui a du être très réduite il porte le N° 4
réalisé en calibre 7,62 m/m ce revolver est une arme à double action d'une forme très plate si on excepte le barillet (7 chambres) 17mm à la carcasse
d'ici quelques jours quelques autres photos du mécanisme et un peu plus d'information
Jean-Baptiste (né en 1831) et Benoit Clair (né en 1842) étaient directeurs d'une usine de mécanique fondée en 1838. La Manufacture mécanique d'armes de luxe et de guerre de Saint Etienne produisait des armes blanches, des canons de fusils, carabines à air comprimé. l'usine était installée 2,4,6,Place Fourneyron et donnait sur la rue de Lyon au N° 118 . Benoit est l'inventeur du fusil et du pistolet dit automatique par emprunt des gaz (brevet n°192.828 du 8 septembre 1888) qui aboutira au fusil de chasse "Clair-Eclair" (jeu de mot pour Clair & Clair ainsi que pour la rapidité de rechargement)il est aussi le concepteur d'un fusil et d'un pistolet (brevet de 1893) qui seront présentés à la commission d'armement en 1898 et dont certainement on s'inspira pour la réalisation du fusil RSC17.
un
pistolet à système Rolling Bloc espagnol peu courrant
fabriqué à Eibar par José Biondo
révolver d'ordonnance "Schmidt Rudolf" 1882
un révolver Suisse dont notre 1892 s'est inspiré (un des prototypes du mle 1885 à même été réalisé dans le même calibre 7,5mm)
les armes espagnoles
Ce conflit, qui devait être rapide, se transforme en guerre de position .Les belligérants s'enterrent dans les tranchées . Des unités spéciales sont créées ponctuellement "les nettoyeurs de tranchées" . Chargés d'éliminer les points de résistance isolés, ces hommes, dont l'efficacité réside dans la rapidité et la discrétion, ont fait du révolver, du pistolet et du poignard leurs armes de prédilection . cette guerre de tranchée va également multiplier les postes de téléphoniste, brancardiers, grenadiers lanceur, postes dont les manuels d'infanterie prévoient l'équipement en armes de poing . De plus comme le conflit s'enlise la perte et la destruction la perte et la destruction augmente encore se besoin . On va donc créer une commission chargée d'acheter des armes auprès des pays qui ne sont pas en guerre . On se tournera d'abord vers les Etats Unis mais devant les prix proposés on s'adressera à la production armurière de Guernica et d'Eibar, ville du pays basque espagnol, qui se pose en fournisseur idéal, par sa frontière commune avec la France
La société Gabilondo Y Urresti sera retenue pour la fourniture d'un pistolet semi-automatique en 7,65 mm dénommé RUBY dans le catalogue de cette firme un contrat est signé en mai 1915 pour la fourniture de 10 000 pistolets par mois puis à partir d'août de la même année, de 30 000 armes . Chaque arme devant être livrée accompagnée de 3 chargeurs. La société Gabilondo Y Urresti ne sera pas en mesure de produire ces armes seule et fera appel a la sous-traitance auprès d'une quarantaine d'armuriers de la région d'Eibar et de Guernica. c'est près de 900 000 de ces armes qui seront fournies à la France jusqu'à la fin des hostilités. Et pourtant cette arme ne sera jamais reconnu comme arme réglementaire bien qu'elle restera en service jusque dans les années cinquante pour équiper les fonctionnaires de police, les gardes mobiles, les gendarmes, les douaniers, et les gardes champêtres, qu'elle participera aux diverses campagnes coloniales ,et durant le conflit de 39-45 tant dans l'armée que dans la résistance ou elle était appréciée pour ses dimensions réduites. Il est a noté que la France a vendu 9 000 de ces pièces à la Finlande au titre des surplus.
Voici quelques pièces livrées
On croit souvent a tort que le Ruby est une invention de 1915 cela est du au marquage sur la culasse du modèle d'origine gravé :" 1915 Patent "RUBY" Cal 7,65 " qui est en fait la date du dépôt de la marque Ruby procédé habituel des armuriers espagnols qui a défaut de pouvoir protéger un brevet technique protégeaient ainsi leur marque commerciale. Le Ruby n'est pas une invention mais une copie simplifiée du Browning 1903 dont la qualité de fabrication en acier fondu est généralement médiocre, conçu pour le marché civil un peu avant 1910 avec comme caractéristique la plus importante un prix très très bas .
les pistolets de type ruby ne sont pas très exactement identiques . Les dimensions et la taille des différentes pièces sont différentes d'un fabricant à l'autre et sont donc difficilement interchangeables et le plus souvent c'est impossible . Les Ruby du contrat militaire sont tous en finition bronzée (les Ruby commerciaux sont bronzés ou chromés ) les plaquettes de poignée sont en bois quadrillé. Les marquages sont assez disparate en règle générale, toutes les armes portent un numéro de série sur la face droite de la carcasse quand il est frappé sur la face gauche il est répété sur la culasse à titre de repaire d'appairage du a la sous traitance . Il n'y a aucun poinçon d'épreuve (seule les armes fabriquées après guerre jusque 1939 en portent) pour le reste il y a autant de marquages différents que de fabricant qui se cantonnent sur la face gauche de la culasse . Seul point commun pour les armes du marché militaire l'indication du calibre 7,65 par contre les capacités des chargeurs sont variable la aussi en règle générale 7 coups mais on rencontre des 8 et 9 coups et même un modèle commercial dit "royal" à 12 coups .Les rayures de culasse sont soit incurvées soit droite pour les armes sous-traitées .
il n'y a pas à priori d'accessoires spécifiques aux pistolets Ruby a part les deux chargeurs supplémentaires les premières armes ont été livrées sans étui, les troupes on utilisée une cartouchière modèle 1888, en 1916 on fabriquera un étui en cuir brun de forme triangulaire muni d'un rabat et fermé par une lanière fendue prenant sur un bouton en laiton en forme de boule avec deux poches supplémentaires pour recevoir les chargeurs (il existera après la guerre plusieurs autres modèles dessinés en fonction de l'affectation de l'arme).
Le Ruby est un pistolet semi-automatique à culasse non calée de type hammerless (sans chien) avec une sécurité (facultative) agissant par le levier d'arrêtoir de culasse placé à gauche de la carcasse qui bloque la détente . l'avant est percé de deux orifices un pour le canon un pour le ressort et sa tige guide. Le chargeur en tôle pliée est maintenu par un bouton arrêtoir au talon de la poignée . sur la gauche du talon se trouve un anneau de dragonne fixé par matage . l'arme comporte un extracteur sur la face droite maintenu par goupille traversante . Les organes de visée se composent d'un guidon demi-lune et d'un cran de mire monté sur queue d'aronde .(attention non démilitarisée c'est une arme de 4eme Catégorie)
pour faire face à la demande sans cesse grandissante de l'armée française la firme Gabilongo Y Urresti à Eibar à du s'associer ou faire sous-traiter à d'autres entreprises . il en résulte une quarantaine de version différentes .
Après la guerre les "Ruby" ont été employé par la police, les douanes, certains fonctionnaires et en particulier les gardes forestiers qui le conserveront jusque dans les années 1980
Il est à noter que le "Ruby" fut proposé à la commission d'expériences de versailles de 1922-24
celui ci à été fabriqué par PISTOLET AUTOMATIQUE IDEAL FARIZMENDI Y COENAGA EIBAR
le Star(photo du web) arme que je recherche en bon état
revolver d’ordonnance 8mm Copie du Smith et Wesson military & Police fabrication espagnole fabriqué par la firme Orbea Hermanos qui signe sa production par le marquage " LA INDUSTRIAL ORBEA EIBAR" sur le coté gauche du canon et par le monogramme OH sur les plaquettes de crosse c'est le plus courant des 92 espagnol
Un petit Bossu espagnol
Il pourrait s'agir d'un revolver civil qui était commercialisé à l'époque par la Manufacture d'armes de st Etienne sous le nom de bossu il s'en vendait pas mal surtout pour les polices municipales et gardes-champêtres sorte de compromis entre le revolver et le pistolet automatique ce revolver de type bossu ne possède pas une détente fixe comme celui vendu par la manufacture . tout a été conçu pour limiter les risques d'accrochage dans les plis des vêtements .Le chien percuteur est caréné et sur le flan gauche la sécurité, la détente est repliable . celui ci à été fabriqué par la maison "F.Arizmendi Y Goenaga"(1886-1914)d'Eibar dans le pays basque espagnol qui vendait une partie de sa production en Espagne, Allemagne, Amérique latine, l'Afrique et dans le catalogue Alfa comme pistolet de poche . Vendu sous le n° 8 extra à 26 fr de l'époque
un rare et curieux pistolet "JO-LO-AR" espagnol
Ce pistolet à levier latéral est un JO-LO-AR, breveté en 1924 par les établissements Hijos de Calixto Arrizabalaga de Eibar un des fournisseurs du fameux Ruby. Cette firme fabriquait depuis 1919 un pistolet semi-automatique en calibre 32 copie conforme de la pièce présentée mais dépourvu du levier d'armement latéral . C'est un pistolet en simple action dépourvu de sûreté en dehors du cran de demi-armé du chien mais il possède un canon basculant comme nos pistolet "le français" (voir ci-dessous) il portait au départ, comme souvent avec les armuriers d'Eibar, un nom destiné à séduire la clientèle d'outre atlantique du sud le : "Sharpshooter". c'est un pistolet à culasse non calée, c'est le puissant ressort qui assure le retard. Autre particularité sa gâchette du type "sheath trigger" ou détente fourreau hérité des smith et wesson
Au début de 1924 arrive à Eibar un négociant en armes José de Lopez Arnaiz, qui va proposer aux frères Arrizabalaga son invention destiné à pouvoir armer un pistolet automatique d'une seule main et destinée selon lui a tous les cavaliers ainsi qu'un extracteur tout ceci devant faire leur fortune. l'idée a l'avantage d'être simple . il s'agit d'un levier latéral (appelé palanca) fixée par une visse épaulée sur la culasse mobile et prenant appui sur l'arrête basse de cette culasse quand on le bascule en le serrant avec la poignée on fait reculer la culasse simplement et sans effort et on chambre une cartouche tout en armant le chien comme on le ferait sur une arme traditionnelle de ce type. L'idée séduit les frères Arrizabalaga mais l'idée est tellement simple que les négociations seront difficiles entre les parties pour arriver à signer un contrat, mais cela sera fait et le Sharpshooter sera équipé de sa palanca et prendra le nom de son inventeur en JOsé de LOpez ARnaiz résumé sous la forme barbare de JO-LO-AR . Ce pistolet sera commercialisé en Espagne, Portugal, en Amérique du sud notamment au Brésil. Ce pistolet à été fabriqué à environ 30 000 exemplaires et en 5 calibres différents (6,35-32-380-9mm Largo et en 45) jusqu'en 1936 la taille de l'arme varie suivant le calibre .Il a été utilisé comme arme réglementaire dans la cavalerie espagnole en 9mm Largo (ou 9mm Bergmann-Bayard) chargeur de 9 coups et produit a environ 10 000 exemplaires dans ce calibre (mais je n'ai trouvé que peu de trace de cette utilisation, si vous avez des informations à ce sujet je suis preneur) 1500 exemplaires furent vendus au gouvernement péruvien pour la garde nationale à cheval et une plus petite quantité en 9mm court pour la police du même pays.
c'est une arme pas courante et les joloar que l'on rencontre aujourd'hui ont souvent perdu leur "palanca" démonté pour un usage civil. Leurs propriétaires ayant sans doute jugé plus pratique d'armer le premier coup par basculement du canon .
fut mis en essai par les autorités française en 1931 en calibre 9mm Browning
COLT 'MODEL 1900' en calibre .38, canon de 6 pouces numéro de série 3743 Manufacturé en fin 1901 début 1902. c'est le premier Colt Automatique (semi-automatique) réalisé sur le brevet de J.M. Browning ce modèle est particulièrement rare car il ne possède pas de sécurité de percuteur les rayures d'armement (16) sont à l'avant et le chien est du type arrondi les numéros pairs recevront le chien à crête . seulement 1275 ou (1124 suivant les sources) pistolets de ce modèle seront réalisé en tout . ce modèle à été recondionné par Colt comme l'indique le poinçon "k" sur le coté droit du pontet un modèle similaire à été vendu $10,000.00 . Une pièce extrèmement rare . classé en 8eme catégorie par l'arréte de 1995, il préfigure le modèle 1900 Sporting (qui reste classé en 4eme catégorie pour les douanes quand la date 1902 apparait sur la glissière) la seule différence extérieure est une seule goupille au lieu de deux sur l'arrière de la glissière a noter : les 700 premiers Sporting ne comportant pas la date de 1902 sur la glissière sont ils en 8eme ou en 4eme ?
La version presque finale le Colt 1911 A1 celui-ci est de 1943
Une pièce peu courante venant des états unis
POCKET
REVOLVER.
Cal 32RF.Arme dans son nickelage d'origine avec quelques manques sur le barillet et l’extracteur. Tous marquages parfaitement lisibles ”Derringer Philad.a”. Mécanisme en excellent état et canon rond de 3 1/2" (9 cm) . Plaquettes de crosse en noyer verni . Fabriqué par la fameuse firme Deringer ce revolver ne sera produit qu'à peine plus de 4000 exemplaires entre 1874 et 1879. Pièce rare
Ressemble au Smith et Wesson ci dessous Model 1.5 cal .32 2eme mle fabriqué vers 1868-1875.seul le système de fermeture est différent
photo du web
Quelques
modèles au fonctionnement particulier
un
pistolet "Le Français" de conception "précoce"
plaquettes à deux vis
pistolet de poche le français "cliquez le " pour en savoir plus
Pour le premier modèle E. Minart déposa une demande de brevet pour un pistolet automatique le 6 août 1913 sous le n° 472.505 et c'est au tarif album de 1914 qu'il apparaît pour la première fois sous le nom "Le Français" modèle de poche en calibre 6,35mm .Le but de sa conception était d'améliorer la mise en oeuvre et la sécurité du fonctionnement de ce type d'arme .Le canon est fixé par goupille a l'avant et maintenu a l'arrière par un verrou a ressort, manoeuvrable par levier sur la face droite de l'arme, qui permet lorsque ce dernier est libéré, le relèvement du canon pour l'introduction d'une cartouche, le relèvement étant assuré par une lame ressort faisant office de pontet, le canon est libéré automatiquement également lorsque l'on retire le chargeur. La culasse mobile est maintenu par deux flasques qui assurent son coulissement sur la carcasse poignée . Cette culasse contient un percuteur a deux ressorts à boudin, celui de percussion et celui de rebondissement, maintenu par un bouchon vissé. La poignée pistolet reçoit le chargeur et un ressort boudin récupérateur, placé a l'avant de celui ci, relié a la culasse par deux équerres latérales.
Le pistolet fonctionne uniquement en "double action. C'est a dire que l'appui sur la détente engendre systématiquement un armement et un décrochage du percuteur comme pour un révolver. Sur les premiers modèle c'est un ressort a lame qui maintien la gâchette il sera remplacé par un ressort boudin sur les fabrications qui suivront février 1924 . De même sur les premiers modèles c'est un système à crochet qui maintient le chargeur il sera remplacé en 1935 par un classique crochet placé a l'arrière de la poignée . la dernière modification interviendra en 1965 le canon recevra au tonnerre quatre ailettes et les flasques de glissière seront chanfreinées à l'avant des ailettes. Il existe deux modèle particuliers : un modèle dont le drageoir de la chambre à été supprimé (brevet du 20 février 1925) permettant de voir visuellement si l'arme est chargé ou non le même brevet porte sur un dispositif empêchant le percuteur d'accrocher si l'arme n'est pas chargée et d'éviter ainsi la percussion à vide. Il fut en vente sous sa version standard jusqu'en 1965 . un autre modèle dit "allégé" vit le jour en 1939 le canon et la culasse portent des cannelures longitudinales et sont réalisé en alliage léger poids 245g sa fabrication a été arrêté a cause de la guerre .
celui ci est un modèle particulier appelé "Franco"
vendu par la filiale de la manufacture ayant pour nom "manumodèle"
Le
français type « policeman »
construit
sur la même base que le modèle "de poche" le modèle
policeman fut créé en 1922 pour offrir un modèle à
canon plus long donc plus précis on lui adjoint un bouchon de culasse
différent pour protéger le percuteur. Il recevra en 1935 un
chargeur dont le fond est muni d'une bague destiné a recevoir la première
cartouche. Ainsi que la même modification de crochet de chargeur que
le "de poche" et comme ce dernier en 1965 le canon recevra 4 quatre
ailettes . il existe un modèle a canon long appelé "francais-Champion"
la poignée a été rallongée pour une meilleure
prise en main. La platine est sélective et permet le tir en simple
ou double action. Deux calibres étaient proposés le 6,35 et
le 22LR qui était en réalité une conversion du canon
d'origine mais sans réarmement automatique donc mono-coup . l'arme
était d'ailleurs livrée en 6,35 avec un canon supplémentaire
en 22LR un faux chargeur et une baguette de nettoyage dans ce cas . Le policeman
sera au catalogue manufrance jusqu'en 1968. Ce modèle sera employé
par l'Office National des Forêts pour certains de ses agents . la production
totale de ce modèle atteindra 210 000 exemplaires .
Le
français type « civil 7,65»
Le dreyse modèle 1907
Le
Dreyse "Selbstladepistole" a été développé primitivement
pour la vente civile avant la première guerre mondiale. Il était employé et
apprécié par les officiers d'état-major du Kaiser pour son faible
encombrement et sa fiabilité . Il est à reconnaître, certains signes
de construction très intéressants réunis dans cette arme qui permettent
de voir une nouvelle façon de "penser" les armes automatiques
.
Malgré son nom sa conception n'a rien a voir avec Johann Nikolaus Von
Dreyse . Elle est l'oeuvre de Louis Schmeisser pour la Reinische Mettalwaren
und Maschinenfabrik à Sommerda spécialisé dans les machines
outils qui a acheté en 1901 la société Waffenfabrik von
Dreyse déclaré en faillite après une série d'échecs
commerciaux .
Louis Schmeisser armurier de talent est appelé par la Reinische Mettalwaren
a travailler sur un pistolet semi-automatique dont le marché paraissait
prometteur en ce début de siècle . l'ingénieur armurier
livre début 1906 un curieux pistolet chambré pour la munition
7,65 que la la Reinische Mettalwaren commercialise sous le nom de "Dreyse
1907" .
La production démarre très lentement, le ministère de l'intérieur
impose cette arme à feu portative "allemande" au lieu du "Browning
pistole" pour toute la police de Berlin et de quelques ville et landers.
Pendant que l'armée se décidait pour le pistolet P08 Parabellum, l'administration
impériale de "droit" se décide en 1912, après seulement 6 mois d'essai
(il a fallu par exemple 4 ans pour le P08) pour l'arme de Dreyse le "Selbstladepistole"
en calibre 7,65 millimètres . Elle devait être distribuée à tous les gardes-frontière
(seule exception : la Bavière).
Dans un article du journal de syndicat de 1912, on lisait : "Par une commande
du cabinet du roi de la Prusse il a été ordonné ce jour l'armement des douaniers
subordonnés au ministère des finances, à ceux-ci, comme aux inspecteurs des
frontières, a la garde des frontières,, avec une arme "produit manufacturé
allemand", le Dreyse-Selbstladepistole, et à en résulter que les 2700
fonctionnaires frontières doivent être munis de cette arme. " Et plus
loin : "Les Douaniers et fonctionnaires des frontières ainsi que l'équipe
de protection auront le calibre 7,65 millimètres, la gendarmerie le plus lourd
calibre 9 millimètres." Encore plus loin dans ce journal venait un article
: "le pistolet automatique à tiroir Modèle Dreyse, cal. 7,65" du général
de division z. D. avec 6 images publiées. Ce nouveau pistolet doit
remplacer les vieux fusils, carabines et revolvers.
Le modèle en 7,65 est suivit en 1910 par un modèle en 6,35 et
en 1912 (voir ci dessus) par un modèle en 9mm d'une forme légèrement
différente(photo
1) (photo
2)
ces trois armes vont rejoindre le front en 1915 (apprécié des
nettoyeurs de tranchées pour sa fiabilité et pour l'extrémité
du percuteur faisant saillie jouant le rôle d'indicateur de chargement
.
la fabrication cessera cette même année pour répondre
a la demande du gouvernement concernant la priorité donnée a
l'artillerie
a la fin de la guerre la Reinische Mettalwaren und Maschinenfabrik se trouvera
avec un stock important principalement de pistolet en 9mm et de moindre importance
de modèle 1907 et 1910 qui seront mis sur le marché des surplus
militaire .
Cette arme était encore portée jusqu'à l'aube de la 2ème guerre mondiale par
les gardes-frontière
le besoin d'armes de poing crée par la 2eme guerre mondiale fera resurgir
Le Dreyse en 7,65 qui équipera des aviateurs et certaines troupes d'occupation
Walther
model 4 +(photo du web) photo du mien dès son retour de St étienne
le
premier pistolet produit par la firme Carl Walther était un 6,35 connu
sous le nom de modèle 1 en 1906. En 1910 la firme de Zella St Blasii
premier 7,65 qui connu une grande diffusion . Il fut rapidement adopté
par la police allemande en complément du Dreyse 1907 et fit une petite
carrière en tant que pistolet d'officier durant la première
guerre mondiale .sa particularité est d'être une arme à
culasse non calée à canon fixe . ce dernier est en effet solidaire
de la carcasse . la culasse ne recouvre qu'une partie du canon et c'est un
manchon qui entoure le reste du canon monté comme une douille de lampe
électrique . il existe trois versions connu du modèle 4 qui
se distingue par le nombres et la direction des stries d'armement de la culasse
. la première comporte 7 stries larges et légèrement
obliques , la deuxième en comporte 12 fines et verticales la troisième
en comporte 16 fines et obliques. le marquage Zella Mehlis apparait après
1919 et correspond a la version 3 . la version deux semble avoir été
un modèle de transition entre 1918 et 1919. il existe des culasses
qui possèdent une goutière pour matérialiser la ligne
de mire . Les pièces ne sont pas totalement interchangeable d'un modèle
a l'autre (Pourquoi ? mystère ? ) . si quelqu'un peut m'expliquer comment
démonter le percuteur une fois la goupille enlevée je suis preneur
Il est a noter que le "terroriste" Joseph Djougchvili convertissait les butins de ses hold up en unité de caisse de C96 (il deviendra quelques années après le bon petit père du peuple sous le nom de Staline.
Il sera au catalogue de ma manufacture d'armes et de cycles de st Étienne en 1900 vendu une centaine de francs (Or) et les deux lames chargeur de 10 cartouche 3,50 francs
Une dernière question resté sans réponse : Pourquoi une arme à la mécanique si précise et ajustée à la main présente une carcasse avec tant de trace d'usinage ??
le C96 fut proposé à l'examen de ENT au Camp de Chalon en 1899 en 7,63 et de nouveau en 1922 par la comission d'expérimentation de 1922-24
C'est avec un modèle similaire que le roi Alexandre Ier de Yougoslavie et le ministre des affaires étrangères française Louis Barthou furent assassinés .
Malgré le dictât de la période de Weimar la firme Mauser continua secrètement l'étude d'armes . la révolution de janvier 1933 lui permettra de mettre au grand jour son Schnellfeuer qui sera distribué dès 1934 comme arme d'honneur . fabriqué à environ 98 000 exemplaires la majorité seront expédiée en la chine et au japon en 1938 en vertu d'accord d'alliance de non agression.(un C96 à50 coups)
fut étudié en 1933 pour la commission d'armement par la manufacture d'armes de Chatellerault
Une
arme historique Le Borchardt Luger 1900 Le modèle présenté
ici est extrèment rare il s'agit d'une des premieres armes livrées
à la Suisse
Après
avoir réussi les testes Suisse la DWM commercialisera son Parrabellum
dans le monde entier voici un exemple d'un modèle1900 Commercial il
sera vendu au USA sous le nom de Amercan Eagle avec l'emblème des Etats
Unis d'Amérique sur la chambre et par Manufrance en France
Un
rare Luger Krieghoff de la série P(description et détail à
venir)
Le
P08 Luger ici un Erfurt de 1914 ce modèle a la particularité
d'avoir été reconditionné en 1939 par mauser (marquage
S/42)
LeP08
Luger ici unS/42 "Mauser"
son mécanisme comme son organisation générale seront largement repris par tous les fabricant d'armes .
le modèle 1900 est d'un encombrement très réduit . il est léger et plat, mais d'une puissance insuffisante pour être utilisé au combat .
la principale caractéristique du Browning 1900 est l'utilisation d'un ressort récupérateur à boudin fixé au dessus du canon qui sert aussi par l'intermédiaire du biellette a actionner le percuteur . Biellette qui sert également d'indicateur d'armé (le trois en un de l'époque)
Browning travaillant pour la firme belge d'Herstal "Fabrique Nationale d'Arme de Guerre" plus connu sous le sigle "FN" c'est elle qui le fabriquera en grande série jusqu'en 1931 principalement pour le marché civil
au cours de la guerre 1914-1918 il sera livré une petite quantité de ce modèle par la Fabrique d'Armes de Guerre de Herstal .il sera mis en service chez les conducteurs du train des équipages, l'arme était portée dans un étui de ceinture comportant deux logements pour les chargeurs il sera aussi utilisé a titre d'arme personnelle par des officiers en Algérie .
si vous aimez les mécanismes n'hésitez pas a cliquer l'image de droite pour en voir tous les détails
Ce modèle fut essayé en 1903 au camp de Chalons par les autorités françaises
Tokarev Tula 1933 ou TT33
Fedor Vasilevich Tokarev est né en 1871 à Egorlikskaya petit village cosaque sur le Don aux confins de l'empire austro-hongrois . Il devient apprenti chez un forgeron en 1882 . En 1884 il entre dans un atelier de Krasnov ou l'on remarque ses aptitudes et on l'envoie suivre les cours de l'école militaire du matériel de Novocherkassk il en sortira quatre ans plus tard avec un diplôme d'armurier et le grade de sous-officier cosaque . il sera nommé maître armurier du 12eme régiment de cosaque du Don en 1892 . Après un passage dans une école d'officier , il entre en 1907 à l'école d'armement d'Oranienbaum ou il s'intéresse à l'étude d'un fusil semi-automatique et dresse les plans d'un premier prototype à l'usine de Sestroretsk mais quand la Russie entre en guerre contre l'autriche en 1914 il est envoyé sur le front il ne reviendra à Sestroretsk qu'en 1915 comme directeur adjoint . En 1917 lors du putsch bolchévik à cause de ses origines d'officier tsariste il en devient directeur technique . En 1921 il est affecté a l'arsenal de Tula ou il met au point la version russe de la mitrailleuse Maxim adopté en 1924 sous le nom de "Maxim-Tokarev" il continue en parallèle a travailler a son prototype de fusil qui deviendra le fusil Tokarev 38 et lui vaudra le droit d'entrer au parti communiste en récompense . l'armée russe est équipée en arme de poing du révolver Nagant mle 1895 et sans être réglementaire d'un pistolet qui avait fait son apparition dans l'armée juste avant 1917 Le Mauser C96 arme favorite de la sinistres Tcheka bolchévique . En 1930 on lui demande de produire un pistolet semi-automatique il prend comme modèle le Colt 1911 A1 (résultant du brevet Browning) auquel il empruntera la glissière culasse, le système de verrouillage, et le système de canon à court recul par bielle . Mais le Tokarev n'est pas une copie totale du colt il en diffère par une fabrication plus rustique,il est démuni de la pédale de sûreté de poignée, la glissière culasse est maintenue par une goupille arrêtoir mais l'innovation de Tokarev est l'invention d'un bloc platine amovible qui comprend le chien, le ressort principal à boudin logé dans le chien , la gâchette et son ressort (platine analogue a celle de l'ingénieur Suisse Charles Petter qui équipera notre pistolet 1935 A ) . Le Tokarev Tula 1933 ou TT33 sera réglementairement en service jusqu'en 1954 . Il se retrouvera dans le monde entier il sera produit en Chine, en Hongrie (pour l'égypte), en Pologne.
la production s'arrêtera en 1918 mais il restera en service jusqu'en 1938 date de l'annexion au Reich allemand. Produit à plus de 25 000 exemplaires tant en version civile que militaire nombre de ces exemplaires seront récupéré par l'Italie en 1918 comme dommage de guerre .
il fut adopté également comme arme réglementaire par le Chili (inscription "Ejercito De Chile" sur le coté droit ) et la Roumanie.
a noter qu'il a existé un Steyr tirant par rafale (voir photo dans la page détail)
fut essayé par la commission d'expérimention comparatice française de 1922-24 en calibre 9mm voir les photos (photo 1) (photo 2) (photo 3)
modèle sorti en 1918 juste après la 1ere guerre mondiale sans logo mauser
Page suivante
cliquez sur l’image ou choisissez dans la colonne de gauche ![]()
--