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 Les modernes                                                    

 

Avènement de la poudre sans fumée 1880-90

 

Si les années 1870 virent la consécration des munitions à percussion centrale, l'événement des années 1880-90 fut l'apparition de la nouvelle poudre sans fumée. Trois fois plus puissante que l'ancienne poudre (poudre noire), sa combustion complète évitait les lourds inconvénients de l'encrassement rapide de la chambre et du canon. Elle allait permettre l'emploi d'ogives plus légères, propulsées à grande vitesse et possédant par le fait une trajectoire plus tendue. Le revolver réglementaire français "Modèle 1892", en calibre 8mm Lebel de guerre (le 8mm de commerce étant encore a poudre noire), est l'exemple type de cette nouvelle génération.

 

sur toute la page "Cliquez" l'image de gauche pour agrandir l'image

 

Une pièce peut être unique (surtout dans son état)

Je ne connais pour ma part qu'un seul exemplaire à l'état de prototype qui est présenté dans le livre de J.P. BASTIE &D.CASANOVA "Les revolvers du commerce en 8mm 92" celui est un modèle de production . Production qui a du être très réduite il porte le N° 4

réalisé en calibre 7,62 m/m ce revolver est une arme à double action d'une forme très plate si on excepte le barillet (7 chambres) 17mm à la carcasse

d'ici quelques jours quelques autres photos du mécanisme et un peu plus d'information

Jean-Baptiste (né en 1831) et Benoit Clair (né en 1842) étaient directeurs d'une usine de mécanique fondée en 1838. La Manufacture mécanique d'armes de luxe et de guerre de Saint Etienne produisait des armes blanches, des canons de fusils, carabines à air comprimé. l'usine était installée 2,4,6,Place Fourneyron et donnait sur la rue de Lyon au N° 118 . Benoit est l'inventeur du fusil et du pistolet dit automatique par emprunt des gaz (brevet n°192.828 du 8 septembre 1888) qui aboutira au fusil de chasse "Clair-Eclair" (jeu de mot pour Clair & Clair ainsi que pour la rapidité de rechargement)il est aussi le concepteur d'un fusil et d'un pistolet (brevet de 1893) qui seront présentés à la commission d'armement en 1898 et dont certainement on s'inspira pour la réalisation du fusil RSC17.

 

 

un pistolet à système Rolling Bloc espagnol peu courrant

fabriqué à Eibar par José Biondo

 

 révolver d'ordonnance "Schmidt Rudolf" 1882

un révolver Suisse dont notre 1892 s'est inspiré (un des prototypes du mle 1885 à même été réalisé dans le même calibre 7,5mm)

revolver schmith rubin agrandir  revolver schmith rubin  

Le 6 Mars 1882 la commission du revolver(suisse), en exécution d'un arrêté fédéral, doit se prononcer pour le choix d'un revolver pour les officiers suisse. Trois armes restent en concurrence toutes trois présentées par R. Schmidt . le choix se portera sur un revolver à 6 coups au calibre de 7,5mm appelé "Revolver 1882" pour les officiers des troupes non montées . Rudolf Schmidt (1832-1898) est expert des prototypes. Lieutenant-colonel il est un excellent armurier. Il a été appelé au poste de chef contrôleur des armes portatives en 1867, il est directeur des ateliers fédéraux de montage depuis 1871 . (bien placé) il est en 1881 sur le point de créer la fabrique fédérale d'armes Schmidt et "présente" son arme. Le conseil fédéral approuvant le 25 novembre 1882 ce choix, la fabrique fédérale d'armes de Berne (le non a légèrement changé entre temps)est organisée pour cette fabrication .

Le principal atout du modèle est sa portière de chargement qui par une came qui lui est ajouté empêche le chien d'atteindre la cartouche .Cette invention est du à Mr Abadie dont on ne sait presque rien sauf que ce système a été breveté en 1877 . Mais la répétition de la chute du chien sur la came peut amener la rupture de celui ci . Une modification sera donc apporté à partir du numéro 1501 de la série officielle et 540 de la série privée en 1887

la portière ouverte par appuie sur la gâchette on fait pivoter le barillet sans aucun mouvement du chien .

le revolver reçoit des plaquettes de poignée en ébonite noire jusqu'au numéro 20 000 environ puis des plaquettes en bois poli avec cannelure longitudinale jusqu'à la fin de fabrication du modèle 1882 soit le N° 37 254 en 1929 il subit un "relifting" qui l'améliore et réduit sont prix de revient principale caractéristique "canon rond"et qui prend le nom de modèle 1882-1929 qui fera un service centenaire en utilisant toujours la cartouche a poudre noire mais une balle enveloppée de cuivre au lieu du plomb nu .En 1975 le 1882-1929 constitue encore l'arme personnelle d'une partie des membre de la police ferroviaire, comptable du service complémentaire, membre de la police auxiliaire , artisan de troupe (selliers) né en 1928 ou avant

il est prévu au départ de la fabrication un étui crosse s'engageant dans le tunnel de fixation du pommeau de crosse mais il semble n'avoir été que peu utilisé il a été fabriqué un modèle de cycliste qui ne se distingue que par l'anneau d'attache serti dans la calotte

voir les données techniques en cliquant ici ou l'image de gauche

 

les armes espagnoles

Au début de la guerre de 1914-1918 les effectifs de l'armée française passent brusquement de 800 000 à 3 500 000 hommes .L'armement français a abandonné la production des armes de poing au profit des mitrailleuses et des armes d'épaule qui manquent elles aussi aux combattants .

Ce conflit, qui devait être rapide, se transforme en guerre de position .Les belligérants s'enterrent dans les tranchées . Des unités spéciales sont créées ponctuellement "les nettoyeurs de tranchées" . Chargés d'éliminer les points de résistance isolés, ces hommes, dont l'efficacité réside dans la rapidité et la discrétion, ont fait du révolver, du pistolet et du poignard leurs armes de prédilection . cette guerre de tranchée va également multiplier les postes de téléphoniste, brancardiers, grenadiers lanceur, postes dont les manuels d'infanterie prévoient l'équipement en armes de poing . De plus comme le conflit s'enlise la perte et la destruction la perte et la destruction augmente encore se besoin . On va donc créer une commission chargée d'acheter des armes auprès des pays qui ne sont pas en guerre . On se tournera d'abord vers les Etats Unis mais devant les prix proposés on s'adressera à la production armurière de Guernica et d'Eibar, ville du pays basque espagnol, qui se pose en fournisseur idéal, par sa frontière commune avec la France

La société Gabilondo Y Urresti sera retenue pour la fourniture d'un pistolet semi-automatique en 7,65 mm dénommé RUBY dans le catalogue de cette firme un contrat est signé en mai 1915 pour la fourniture de 10 000 pistolets par mois puis à partir d'août de la même année, de 30 000 armes . Chaque arme devant être livrée accompagnée de 3 chargeurs. La société Gabilondo Y Urresti ne sera pas en mesure de produire ces armes seule et fera appel a la sous-traitance auprès d'une quarantaine d'armuriers de la région d'Eibar et de Guernica. c'est près de 900 000 de ces armes qui seront fournies à la France jusqu'à la fin des hostilités. Et pourtant cette arme ne sera jamais reconnu comme arme réglementaire bien qu'elle restera en service jusque dans les années cinquante pour équiper les fonctionnaires de police, les gardes mobiles, les gendarmes, les douaniers, et les gardes champêtres, qu'elle participera aux diverses campagnes coloniales ,et durant le conflit de 39-45 tant dans l'armée que dans la résistance ou elle était appréciée pour ses dimensions réduites. Il est a noté que la France a vendu 9 000 de ces pièces à la Finlande au titre des surplus.

Voici quelques pièces livrées

 

.Le Ruby

On croit souvent a tort que le Ruby est une invention de 1915 cela est du au marquage sur la culasse du modèle d'origine gravé :" 1915 Patent "RUBY" Cal 7,65 " qui est en fait la date du dépôt de la marque Ruby procédé habituel des armuriers espagnols qui a défaut de pouvoir protéger un brevet technique protégeaient ainsi leur marque commerciale. Le Ruby n'est pas une invention mais une copie simplifiée du Browning 1903 dont la qualité de fabrication en acier fondu est généralement médiocre, conçu pour le marché civil un peu avant 1910 avec comme caractéristique la plus importante un prix très très bas .

les pistolets de type ruby ne sont pas très exactement identiques . Les dimensions et la taille des différentes pièces sont différentes d'un fabricant à l'autre et sont donc difficilement interchangeables et le plus souvent c'est impossible . Les Ruby du contrat militaire sont tous en finition bronzée (les Ruby commerciaux sont bronzés ou chromés ) les plaquettes de poignée sont en bois quadrillé. Les marquages sont assez disparate en règle générale, toutes les armes portent un numéro de série sur la face droite de la carcasse quand il est frappé sur la face gauche il est répété sur la culasse à titre de repaire d'appairage du a la sous traitance . Il n'y a aucun poinçon d'épreuve (seule les armes fabriquées après guerre jusque 1939 en portent) pour le reste il y a autant de marquages différents que de fabricant qui se cantonnent sur la face gauche de la culasse . Seul point commun pour les armes du marché militaire l'indication du calibre 7,65 par contre les capacités des chargeurs sont variable la aussi en règle générale 7 coups mais on rencontre des 8 et 9 coups et même un modèle commercial dit "royal" à 12 coups .Les rayures de culasse sont soit incurvées soit droite pour les armes sous-traitées .

il n'y a pas à priori d'accessoires spécifiques aux pistolets Ruby a part les deux chargeurs supplémentaires les premières armes ont été livrées sans étui, les troupes on utilisée une cartouchière modèle 1888, en 1916 on fabriquera un étui en cuir brun de forme triangulaire muni d'un rabat et fermé par une lanière fendue prenant sur un bouton en laiton en forme de boule avec deux poches supplémentaires pour recevoir les chargeurs (il existera après la guerre plusieurs autres modèles dessinés en fonction de l'affectation de l'arme).

Le Ruby est un pistolet semi-automatique à culasse non calée de type hammerless (sans chien) avec une sécurité (facultative) agissant par le levier d'arrêtoir de culasse placé à gauche de la carcasse qui bloque la détente . l'avant est percé de deux orifices un pour le canon un pour le ressort et sa tige guide. Le chargeur en tôle pliée est maintenu par un bouton arrêtoir au talon de la poignée . sur la gauche du talon se trouve un anneau de dragonne fixé par matage . l'arme comporte un extracteur sur la face droite maintenu par goupille traversante . Les organes de visée se composent d'un guidon demi-lune et d'un cran de mire monté sur queue d'aronde .(attention non démilitarisée c'est une arme de 4eme Catégorie)

pour faire face à la demande sans cesse grandissante de l'armée française la firme Gabilongo Y Urresti à Eibar à du s'associer ou faire sous-traiter à d'autres entreprises . il en résulte une quarantaine de version différentes .

Après la guerre les "Ruby" ont été employé par la police, les douanes, certains fonctionnaires et en particulier les gardes forestiers qui le conserveront jusque dans les années 1980

Il est à noter que le "Ruby" fut proposé à la commission d'expériences de versailles de 1922-24

celui ci à été fabriqué par PISTOLET AUTOMATIQUE IDEAL FARIZMENDI Y COENAGA EIBAR

le Star(photo du web) arme que je recherche en bon état

revolver 8mm Obea Hermanos agrandir  revolver 8mm Obea Hermanos

revolver d’ordonnance 8mm Copie du Smith et Wesson military & Police fabrication espagnole fabriqué par la firme Orbea Hermanos qui signe sa production par le marquage " LA INDUSTRIAL ORBEA EIBAR" sur le coté gauche du canon et par le monogramme OH sur les plaquettes de crosse c'est le plus courant des 92 espagnol

Un petit Bossu espagnol

un bossu espagnol cliquez bossu espagnol

Il pourrait s'agir d'un revolver civil qui était commercialisé à l'époque par la Manufacture d'armes de st Etienne sous le nom de bossu il s'en vendait pas mal surtout pour les polices municipales et gardes-champêtres sorte de compromis entre le revolver et le pistolet automatique ce revolver de type bossu ne possède pas une détente fixe comme celui vendu par la manufacture . tout a été conçu pour limiter les risques d'accrochage dans les plis des vêtements .Le chien percuteur est caréné et sur le flan gauche la sécurité, la détente est repliable . celui ci à été fabriqué par la maison "F.Arizmendi Y Goenaga"(1886-1914)d'Eibar dans le pays basque espagnol qui vendait une partie de sa production en Espagne, Allemagne, Amérique latine, l'Afrique et dans le catalogue Alfa comme pistolet de poche . Vendu sous le n° 8 extra à 26 fr de l'époque

 

un rare et curieux pistolet "JO-LO-AR" espagnol

Ce pistolet à levier latéral est un JO-LO-AR, breveté en 1924 par les établissements Hijos de Calixto Arrizabalaga de Eibar un des fournisseurs du fameux Ruby. Cette firme fabriquait depuis 1919 un pistolet semi-automatique en calibre 32 copie conforme de la pièce présentée mais dépourvu du levier d'armement latéral . C'est un pistolet en simple action dépourvu de sûreté en dehors du cran de demi-armé du chien mais il possède un canon basculant comme nos pistolet "le français" (voir ci-dessous) il portait au départ, comme souvent avec les armuriers d'Eibar, un nom destiné à séduire la clientèle d'outre atlantique du sud le : "Sharpshooter". c'est un pistolet à culasse non calée, c'est le puissant ressort qui assure le retard. Autre particularité sa gâchette du type "sheath trigger" ou détente fourreau hérité des smith et wesson

Au début de 1924 arrive à Eibar un négociant en armes José de Lopez Arnaiz, qui va proposer aux frères Arrizabalaga son invention destiné à pouvoir armer un pistolet automatique d'une seule main et destinée selon lui a tous les cavaliers ainsi qu'un extracteur tout ceci devant faire leur fortune. l'idée a l'avantage d'être simple . il s'agit d'un levier latéral (appelé palanca) fixée par une visse épaulée sur la culasse mobile et prenant appui sur l'arrête basse de cette culasse quand on le bascule en le serrant avec la poignée on fait reculer la culasse simplement et sans effort et on chambre une cartouche tout en armant le chien comme on le ferait sur une arme traditionnelle de ce type. L'idée séduit les frères Arrizabalaga mais l'idée est tellement simple que les négociations seront difficiles entre les parties pour arriver à signer un contrat, mais cela sera fait et le Sharpshooter sera équipé de sa palanca et prendra le nom de son inventeur en JOsé de LOpez ARnaiz résumé sous la forme barbare de JO-LO-AR . Ce pistolet sera commercialisé en Espagne, Portugal, en Amérique du sud notamment au Brésil. Ce pistolet à été fabriqué à environ 30 000 exemplaires et en 5 calibres différents (6,35-32-380-9mm Largo et en 45) jusqu'en 1936 la taille de l'arme varie suivant le calibre .Il a été utilisé comme arme réglementaire dans la cavalerie espagnole en 9mm Largo (ou 9mm Bergmann-Bayard) chargeur de 9 coups et produit a environ 10 000 exemplaires dans ce calibre (mais je n'ai trouvé que peu de trace de cette utilisation, si vous avez des informations à ce sujet je suis preneur) 1500 exemplaires furent vendus au gouvernement péruvien pour la garde nationale à cheval et une plus petite quantité en 9mm court pour la police du même pays.

c'est une arme pas courante et les joloar que l'on rencontre aujourd'hui ont souvent perdu leur "palanca" démonté pour un usage civil. Leurs propriétaires ayant sans doute jugé plus pratique d'armer le premier coup par basculement du canon .

fut mis en essai par les autorités française en 1931 en calibre 9mm Browning

 

 

COLT 'MODEL 1900' en calibre .38, canon de 6 pouces numéro de série 3743 Manufacturé en fin 1901 début 1902. c'est le premier Colt Automatique (semi-automatique) réalisé sur le brevet de J.M. Browning ce modèle est particulièrement rare car il ne possède pas de sécurité de percuteur les rayures d'armement (16) sont à l'avant et le chien est du type arrondi les numéros pairs recevront le chien à crête . seulement 1275 ou (1124 suivant les sources) pistolets de ce modèle seront réalisé en tout . ce modèle à été recondionné par Colt comme l'indique le poinçon "k" sur le coté droit du pontet un modèle similaire à été vendu $10,000.00 . Une pièce extrèmement rare . classé en 8eme catégorie par l'arréte de 1995, il préfigure le modèle 1900 Sporting (qui reste classé en 4eme catégorie pour les douanes quand la date 1902 apparait sur la glissière) la seule différence extérieure est une seule goupille au lieu de deux sur l'arrière de la glissière a noter : les 700 premiers Sporting ne comportant pas la date de 1902 sur la glissière sont ils en 8eme ou en 4eme ?

(Classé en1ere Catégorie)

La version presque finale le Colt 1911 A1 celui-ci est de 1943

Une pièce peu courante venant des états unis

Derringer 32 agrandir    Derringer 32 Derringer 32

POCKET REVOLVER.

Cal 32RF.Arme dans son nickelage d'origine avec quelques manques sur le barillet et l’extracteur. Tous marquages parfaitement lisibles ”Derringer Philad.a”. Mécanisme en excellent état et canon rond de 3 1/2" (9 cm) . Plaquettes de crosse en noyer verni . Fabriqué par la fameuse firme Deringer ce revolver ne sera produit qu'à peine plus de 4000 exemplaires entre 1874 et 1879. Pièce rare

Ressemble au Smith et Wesson ci dessous Model 1.5 cal .32 2eme mle fabriqué vers 1868-1875.seul le système de fermeture est différent

Smith et Wesson  Model 1.5 photo du web

Quelques modèles au fonctionnement particulier

 c'est en 1912 qu' Etienne Minart un des fondateurs de La Manufacture Française d'Armes et de Cycles de Saint Etienne et directeur de cette firme étudia un système d'arme à feu qui devait se décliner par la suite en 3 modèles présentés ci-dessous

détail technique du francais poche cliquez un pistolet "Le Français" de conception "précoce" plaquettes à deux vis

pistolet de poche le français "cliquez le " pour en savoir plus

Pour le premier modèle E. Minart déposa une demande de brevet pour un pistolet automatique le 6 août 1913 sous le n° 472.505 et c'est au tarif album de 1914 qu'il apparaît pour la première fois sous le nom "Le Français" modèle de poche en calibre 6,35mm .Le but de sa conception était d'améliorer la mise en oeuvre et la sécurité du fonctionnement de ce type d'arme .Le canon est fixé par goupille a l'avant et maintenu a l'arrière par un verrou a ressort, manoeuvrable par levier sur la face droite de l'arme, qui permet lorsque ce dernier est libéré, le relèvement du canon pour l'introduction d'une cartouche, le relèvement étant assuré par une lame ressort faisant office de pontet, le canon est libéré automatiquement également lorsque l'on retire le chargeur. La culasse mobile est maintenu par deux flasques qui assurent son coulissement sur la carcasse poignée . Cette culasse contient un percuteur a deux ressorts à boudin, celui de percussion et celui de rebondissement, maintenu par un bouchon vissé. La poignée pistolet reçoit le chargeur et un ressort boudin récupérateur, placé a l'avant de celui ci, relié a la culasse par deux équerres latérales.

Le pistolet fonctionne uniquement en "double action. C'est a dire que l'appui sur la détente engendre systématiquement un armement et un décrochage du percuteur comme pour un révolver. Sur les premiers modèle c'est un ressort a lame qui maintien la gâchette il sera remplacé par un ressort boudin sur les fabrications qui suivront février 1924 . De même sur les premiers modèles c'est un système à crochet qui maintient le chargeur il sera remplacé en 1935 par un classique crochet placé a l'arrière de la poignée . la dernière modification interviendra en 1965 le canon recevra au tonnerre quatre ailettes et les flasques de glissière seront chanfreinées à l'avant des ailettes. Il existe deux modèle particuliers : un modèle dont le drageoir de la chambre à été supprimé (brevet du 20 février 1925) permettant de voir visuellement si l'arme est chargé ou non le même brevet porte sur un dispositif empêchant le percuteur d'accrocher si l'arme n'est pas chargée et d'éviter ainsi la percussion à vide. Il fut en vente sous sa version standard jusqu'en 1965 . un autre modèle dit "allégé" vit le jour en 1939 le canon et la culasse portent des cannelures longitudinales et sont réalisé en alliage léger poids 245g sa fabrication a été arrêté a cause de la guerre .

détail technique du francais policeman cliquez  celui ci est un modèle particulier appelé "Franco" vendu par la filiale de la manufacture ayant pour nom "manumodèle"

Le français  type « policeman » "cliquez le" pour en savoir plus

construit sur la même base que le modèle "de poche" le modèle policeman fut créé en 1922 pour offrir un modèle à canon plus long donc plus précis on lui adjoint un bouchon de culasse différent pour protéger le percuteur. Il recevra en 1935 un chargeur dont le fond est muni d'une bague destiné a recevoir la première cartouche. Ainsi que la même modification de crochet de chargeur que le "de poche" et comme ce dernier en 1965 le canon recevra 4 quatre ailettes . il existe un modèle a canon long appelé "francais-Champion" la poignée a été rallongée pour une meilleure prise en main. La platine est sélective et permet le tir en simple ou double action. Deux calibres étaient proposés le 6,35 et le 22LR qui était en réalité une conversion du canon d'origine mais sans réarmement automatique donc mono-coup . l'arme était d'ailleurs livrée en 6,35 avec un canon supplémentaire en 22LR un faux chargeur et une baguette de nettoyage dans ce cas . Le policeman sera au catalogue manufrance jusqu'en 1968. Ce modèle sera employé par l'Office National des Forêts pour certains de ses agents . la production totale de ce modèle atteindra 210 000 exemplaires .


francais armée eclaté Le français Armée(je recherche tous renseignements et fiche technique)

toujours construit sur les mêmes bases apparaît en 1928 le modèle "Armée" mais en calibre 9mm Browning et les proportions sont donc plus imposantes. Les premiers modèles recevront un canon dont la partie supérieure sera lisse les cannelures apparaîtront en 1931. La culasse est percée d'un trou oblique permettant, en cas de perforation de l'amorce, de laisser s'échapper les gaz brûlants vers l'avant. Les plaquettes ne sont pas vissées mais accrochées par téton maintenu par une rondelle de laiton sertie dans la poignée de bois sur les premier modèle ou d'ébonite sur les fabrication plus récentes . c'est la glissière qui les empêche de remonter . Le chargeur qui comporte une bague pour la première cartouche est maintenu en place par le même système que le "Français de poche" qui bizarrement ne sera pas modifié en 1935. Malgré sont nom cette arme ne sera jamais adoptée par l'armée française, ou elle fut cependant essayée entre le 6 novembre 1928 et le 17 février 1933 par la commission de Versailles. Il ne fut fabriqué que 4900 exemplaires de ce modèle à canon non cannelé. Le numérotage à du commencer au numéro 5000 car on ne trouve aucune arme avec un numéro inférieur. Les n° 5064 à 6396 sont du premier type à canon non cannelé. Il fut produit environ 10 000 pistolets du second type .

détail technique du francais civil cliquez Le français  type « civil 7,65»"cliquez le" pour en savoir plus

le dernier des "Français" appelé soit "Français civil" soit "Français 50" ou encore "Français 7,65" il fait sont apparition en 1950 le calibre choisi doit être du à la législation qui classe en 1ere catégorie les calibres plus puissant et peut être aussi à la plus grande facilité de se procurer la cartouche de 7,65 mm browning . toujours construit sur le même principe mais cette fois la culasse reçoit a l'arrière dix rayures permettant d'armer manuellement. Le canon reçoit quatre ailettes au niveau du tonnerre. Le basculement du canon est assuré par un ressort à boudin placé a l'avant du canon maintenu par un tenon démontable et la lame pontet est remplacé par un pontet usiné avec la carcasse . les plaquettes sont en plastique noire . Cette arme à été fabriquée à environ 10 000 exemplaires jusqu'en 1969 date à laquelle elle disparaît du catalogue.

Point commun a ces quatre modèles il n'y a aucune sécurité, celle-ci étant assurée par le fait qu'aucun ressort de percussion ne soit tendu du fait du mécanisme en double action mais cela oblige à une pression importante et la précision en souffre énormément .


historique démontage et données techniques cliquez Le dreyse modèle 1907
"cliquez le" pour en savoir plus

Le Dreyse "Selbstladepistole" a été développé primitivement pour la vente civile avant la première guerre mondiale. Il était employé et apprécié par les officiers d'état-major du Kaiser pour son faible encombrement et sa fiabilité . Il est à reconnaître, certains signes de construction très intéressants réunis dans cette arme qui permettent de voir une nouvelle façon de "penser" les armes automatiques .

Malgré son nom sa conception n'a rien a voir avec Johann Nikolaus Von Dreyse . Elle est l'oeuvre de Louis Schmeisser pour la Reinische Mettalwaren und Maschinenfabrik à Sommerda spécialisé dans les machines outils qui a acheté en 1901 la société Waffenfabrik von Dreyse déclaré en faillite après une série d'échecs commerciaux .
Louis Schmeisser armurier de talent est appelé par la Reinische Mettalwaren a travailler sur un pistolet semi-automatique dont le marché paraissait prometteur en ce début de siècle . l'ingénieur armurier livre début 1906 un curieux pistolet chambré pour la munition 7,65 que la la Reinische Mettalwaren commercialise sous le nom de "Dreyse 1907" .
La production démarre très lentement, le ministère de l'intérieur impose cette arme à feu portative "allemande" au lieu du "Browning pistole" pour toute la police de Berlin et de quelques ville et landers.
Pendant que l'armée se décidait pour le pistolet P08 Parabellum, l'administration impériale de "droit" se décide en 1912, après seulement 6 mois d'essai (il a fallu par exemple 4 ans pour le P08) pour l'arme de Dreyse le "Selbstladepistole" en calibre 7,65 millimètres . Elle devait être distribuée à tous les gardes-frontière (seule exception : la Bavière).

Dans un article du journal de syndicat de 1912, on lisait : "Par une commande du cabinet du roi de la Prusse il a été ordonné ce jour l'armement des douaniers subordonnés au ministère des finances, à ceux-ci, comme aux inspecteurs des frontières, a la garde des frontières,, avec une arme "produit manufacturé allemand", le Dreyse-Selbstladepistole, et à en résulter que les 2700 fonctionnaires frontières doivent être munis de cette arme. " Et plus loin : "Les Douaniers et fonctionnaires des frontières ainsi que l'équipe de protection auront le calibre 7,65 millimètres, la gendarmerie le plus lourd calibre 9 millimètres." Encore plus loin dans ce journal venait un article : "le pistolet automatique à tiroir Modèle Dreyse, cal. 7,65" du général de division z. D. avec 6 images publiées. Ce nouveau pistolet doit remplacer les vieux fusils, carabines et revolvers.
Le modèle en 7,65 est suivit en 1910 par un modèle en 6,35 et en 1912 (voir ci dessus) par un modèle en 9mm d'une forme légèrement différente(photo 1) (photo 2)
ces trois armes vont rejoindre le front en 1915 (apprécié des nettoyeurs de tranchées pour sa fiabilité et pour l'extrémité du percuteur faisant saillie jouant le rôle d'indicateur de chargement .
la fabrication cessera cette même année pour répondre a la demande du gouvernement concernant la priorité donnée a l'artillerie
a la fin de la guerre la Reinische Mettalwaren und Maschinenfabrik se trouvera avec un stock important principalement de pistolet en 9mm et de moindre importance de modèle 1907 et 1910 qui seront mis sur le marché des surplus militaire .
Cette arme était encore portée jusqu'à l'aube de la 2ème guerre mondiale par les gardes-frontière
le besoin d'armes de poing crée par la 2eme guerre mondiale fera resurgir Le Dreyse en 7,65 qui équipera des aviateurs et certaines troupes d'occupation

 

Walther model 4 +(photo du web) photo du mien dès son retour de St étienne

le premier pistolet produit par la firme Carl Walther était un 6,35 connu sous le nom de modèle 1 en 1906. En 1910 la firme de Zella St Blasii premier 7,65 qui connu une grande diffusion . Il fut rapidement adopté par la police allemande en complément du Dreyse 1907 et fit une petite carrière en tant que pistolet d'officier durant la première guerre mondiale .sa particularité est d'être une arme à culasse non calée à canon fixe . ce dernier est en effet solidaire de la carcasse . la culasse ne recouvre qu'une partie du canon et c'est un manchon qui entoure le reste du canon monté comme une douille de lampe électrique . il existe trois versions connu du modèle 4 qui se distingue par le nombres et la direction des stries d'armement de la culasse . la première comporte 7 stries larges et légèrement obliques , la deuxième en comporte 12 fines et verticales la troisième en comporte 16 fines et obliques. le marquage Zella Mehlis apparait après 1919 et correspond a la version 3 . la version deux semble avoir été un modèle de transition entre 1918 et 1919. il existe des culasses qui possèdent une goutière pour matérialiser la ligne de mire . Les pièces ne sont pas totalement interchangeable d'un modèle a l'autre (Pourquoi ? mystère ? ) . si quelqu'un peut m'expliquer comment démonter le percuteur une fois la goupille enlevée je suis preneur

Mauser dit C96 modèle 1912 dit Bolo par la forme de la poignée

Paul Mauser fondateur de la "Waffenfabrick" qui porte son nom à bOberndorf-am-Neckar en Allemagne ne s'intéresse pas aux armes automatiques .En 1894 trois frère qui ont pour nom Fidel, Josef, et Frieddrich Feederle de Wurtemberg entreprennent l'étude d'un pistolet automatique il réalise un premier modèle sur les idées d'Hugo Borchardt en calibre 7,65 borchardt bien sur. Fidel est un des collaborateurs de Paul Mauser. Ce dernier découvre lors d'une de ses visites aux ateliers un prototype pratiquement terminé alors qu'il croit tout le monde polarisé sur la réalisation de ce qui sera le "Gew 98" de l'armée allemande. La colère du Maître d'Oberndorf qui s'en suivit restera dans les esprits de tous très longtemps . Pourquoi laisse t'il continuer l'étude de cette arme ? visionnaire il prévoit le remplacement du Reichsrevolver ? un essai le convint que le système fonctionne ? .Toujours est il que le 15 mars 1895 une arme prototype (comme l'indique le rapport d'essai gravé sur le flan gauche de celle-ci) tire officiellement ses 1ere cartouches et Paul Mauser prend alors des brevets dans le monde entier en Allemagne le 11 Décembre 1895 sous le n° 90430, en France le 10 janvier 1896 sous le n° 253 098 et aux Etats Unis le 15 juin 1897 sous le n° 584 479 .

Paul Mauser va faire élaborer pour ce nouveau pistolet, une nouvelle cartouche au calibre 7,63mm plus puissante de 20 % qui restera jusqu'à l'avènement de la 357 Magnum, la cartouche la plus rapide avec ses 430m/s qui lui confère une trajectoire très tendu et rapidement le mauser 96 sera équipé d'une hausse pour le tir à 1000 mètres (si l'arme ne sera jamais réglementaire cette munition sera réglementaire en Espagne, en Chine et surtout en Russie)

Le 20 avril 1896 Paul Mauser sera convoqué par le Kaiser Guillaume II au stand de tir de Kathrinenhotz à Postdam afin d'essayer ce nouveau pistolet. Le Kaiser tirera 20 cartouches et fut très agréablement surpris par l'arme .Suite à cet essai Paul Mauser pensa faire coup double et remplacer le Reichsrevolver en même temps que le fusil réglementaire . il restera sur sa faim

Le modèle restera pratiquement inchangé, si on exclut les multiples variantes de forme de chiens, capacité de chargeur, calibre et longueur de canon, jusqu'en 1930 ou il sera doté d'un chargeur amovible mais l'allure générale de l'arme sera conservée. On peut classer rapidement Le C96 en version 1896

bien sur (quelques prototypes) Le modèle 1912, Le modèle 1916 en 9mm, le modèle 1930, et sa version "automatique" La place manquerait ici pour décrire tous les modèles et évoquer l'évolution de certaines pièces permettant un relatif classement dans le temps (voir Paul Mauser et ses Armes par MM Breathed aux éditions Argout)

Dès sa mise sur le marché ce nouveau pistolet va se heurter à un problème majeur, "son prix" conçut pour être démonté a la main en vu de son adoption par l'armée il ne comporte aucune vis à l'exception de celle des plaquettes, toutes les pièces sont usinées dans la masse et finies à la main .La première commande officielle de Mauser 96 viendra de Turquie pour 1000 pistolets, malgré un réseau commercial important il ne sera vendu que 384 pistolet en Allemagne et 520 sur le marché russe ce n'est qu'en 1899 qu'une seconde commande officielle viendra conforter la fabrication de ce pistolet, la marine italienne passe commande de 5 000 C96 d'un modèle spécial qui ne sera jamais renouvelé . Le C96 sera toujours une arme de "substitution" et si l'on regarde les chiffres de vente ils seront toujours étroitement liés aux différents événement politiques débouchant sur une guerre (Afrique du Sud, Angleterre pour le Soudan, ect..) Il n'y aura aucun champs de bataille petit ou grand ou le pistolet automatique Mauser 1896 ne sera présent dans un camp ou dans l'autre et souvent dans les deux et pourtant cette arme ne sera jamais réglementaire dans aucun pays du monde.

1900 sonnera le glas des espoirs de Paul Mauser. Georges Luger vient de sortir son pistolet appelé "Parabellum" en Europe et Luger aux Etats Unis. Browning avec la FN sort sont modèle 1900 qui ne laissera sur le marché civil plus aucun espoir au C96 .

Mais la guerre de 1914-18, guerre de position et de tranchées, va montrer la faiblesse du Luger Le C96 si décrié dans l'armée allemande sera appelé à la rescousse capable d'avaler toute sorte de munition même dans les conditions extrêmes et l'armée Allemande commande 150 0000 C96 en calibre 9mm Parabellum qui deviendront le modèle 1916, ils ont un 9 rouge gravé dans la poignée pour éviter toute confusion avec les armes utilisées par les officiers à titre personnel . nos poilus nettoyeurs de tranchée n'hésiterons pas a récupérer cette arme et à l'utiliser pour leur propre usage à la fin de la guerre beaucoup de ces révolvers seront détruits les autres 1896, 1912, 1916 verront leur canon raccourcis à 100mm.

faute d'approvisionnement les chinois se lanceront dans la réalisation d'une copie avec plus ou moins de bonheur .Le pays basque espagnol profitera lui aussi du créneau laissé libre par Mauser en extrême orient en réalisant l'Astra 900 ou l'on retrouve l'allure général de l'arme mais avec un mécanisme simplifié . On retrouvera un peu plus tard des "Royales", des "Azul", des "super Azul" directement inspiré du C96 . Mauser libéré des restrictions en matière d'armement imposé par les autorités alliées sortira en 1930 le modèle du même nom avec magasin de 10 cartouches puis avec chargeur amovible de 10 et 20 cartouches et pour concurrencer l'astra modèle F tirant en rafale courte le "Schnellfeuer" tirant lui aussi en rafale avec chargeur de 10 ou 20 cartouches. En 1933 avec l'arrivé du nouveau chancelier A.Hitler les usines Mauser retrouve des productions importantes dont des C96 fournis aux satellites de l'Allemagne et ce jusqu'en 1938 ou on imposera a Mauser la fabrication du P38 . Mais Le C96 ressortira une dernière fois sur le front Russe ou 12 000 pistolets "Schnellfeuer" seront livrés .

Il est a noter que le "terroriste" Joseph Djougchvili convertissait les butins de ses hold up en unité de caisse de C96 (il deviendra quelques années après le bon petit père du peuple sous le nom de Staline.

Il sera au catalogue de ma manufacture d'armes et de cycles de st Étienne en 1900 vendu une centaine de francs (Or) et les deux lames chargeur de 10 cartouche 3,50 francs

Une dernière question resté sans réponse : Pourquoi une arme à la mécanique si précise et ajustée à la main présente une carcasse avec tant de trace d'usinage ??

le C96 fut proposé à l'examen de ENT au Camp de Chalon en 1899 en 7,63 et de nouveau en 1922 par la comission d'expérimentation de 1922-24

 

C96 flat side

C96 Schnellfeuer

C'est avec un modèle similaire que le roi Alexandre Ier de Yougoslavie et le ministre des affaires étrangères française Louis Barthou furent assassinés .

Malgré le dictât de la période de Weimar la firme Mauser continua secrètement l'étude d'armes . la révolution de janvier 1933 lui permettra de mettre au grand jour son Schnellfeuer qui sera distribué dès 1934 comme arme d'honneur . fabriqué à environ 98 000 exemplaires la majorité seront expédiée en la chine et au japon en 1938 en vertu d'accord d'alliance de non agression.(un C96 à50 coups)

fut étudié en 1933 pour la commission d'armement par la manufacture d'armes de Chatellerault

 

 

Le Borchardt

Une arme historique Le Borchardt Luger 1900 Le modèle présenté ici est extrèment rare il s'agit d'une des premieres armes livrées à la Suisse

(1ere Série type A Armée) il porte le N° 425 et n'a pas subit les modifications d'arsenal postérieures. aillette de sureté étroite, levier de sureté bas et long 14mm, détente étroite, poignée sans fraisage pour le bouton guide du chargeur, et bouton guide bas, ressort à lame. c'est une pièce exceptionnelle dans cet état . Mise a part les modèles ayant participé aux essais, C'est le premier modèle de Luger sorti de chez Lowe (le texte des essais en Suisse)

Après avoir réussi les testes Suisse la DWM commercialisera son Parrabellum dans le monde entier voici un exemple d'un modèle1900 Commercial il sera vendu au USA sous le nom de Amercan Eagle avec l'emblème des Etats Unis d'Amérique sur la chambre et par Manufrance en France

luger Krieghoff Un rare Luger Krieghoff de la série P(description et détail à venir)

Le P08 Luger ici un Erfurt de 1914 ce modèle a la particularité d'avoir été reconditionné en 1939 par mauser (marquage S/42)

un Luger Artillerie 1918

LeP08 Luger ici unS/42 "Mauser" Le modèle présenté ici est une réalisation militaire de Mauser comme l'atteste ses poinçons et marquages tous réglementaires et aux même numéro il a du être réutilisé après 1949 en République Démocratique Allemande par la Volkspolizei (Police Populaire) souvent mieux connu sous l'abréviation VOPO car il porte une croix à coté de son numéro de série et les fonds de chargeur ne porte que le numéro de série et le chiffre 1 ou 2 mais comporte bien les poinçons Allemand sur les flans mais il n'a pas été reconditionné le canon n'a pas été changé et comporte bien les stries anti reflets et les plaquette bois d'origine il comporte un numéro 8.88 de petite taille sous le canon en plus de son numéro de série correspondant a son calibre réel.

 Le P08 Mauser dit Luger que l'on devrait appeler Pistolet "Borchardt Luger"

si dans le domaine armurier il y a des noms connus de tous comme papa Browning, grand père Lefaucheux, et tonton Chassepot le nom de Hugo Borchardt l'est beaucoup moins et pourtant ... tout le monde connaît le "Luger" dont il est à l'origine du mécanisme . émigré d'origine germanique il arrive aux Etats Unis vers 1870, naturalisé citoyen américain, il travaille successivement dans les firmes les plus réputées du nouveau monde : colt, Winchester, Sharps, y développant ses dispositions naturelles et réalisant diverses inventions . Chez Winchester il établit vers 1876 un des premier révolver à barillet basculant latéralement, Chez Sharps il remplace la platine à chien extérieur par un mécanisme à ressort intérieur(1877)

il décide vers 1887-1888 de regagner son pays natal ou il se met a travailler sur pistolet à rechargement automatique dont le brevet sera déposé le 9 septembre 1893 et qui sera commercialisé par la fabrique allemande Ludwig Loewe . on peut considérer que c'est la première arme du genre a fonctionner réellement correctement . Arrive sur le marché le pistolet Mauser (1898) notre Borchardt se trouve d'un coup périmé .

Mais un certain Georg Luger entre en lice .... Ingénieur il est devenu représentant démonstrateur (le texte des essais en Suisse) pour la firme Loewe après avoir travaillé pour Mannlicher . Il désire établir une version revue et corrigée du pistolet Borchardt . l'inventeur s'en offusque et déclare son arme parfaite et se refuse à lui apporter quelque modification . Passant outre G. Luger fait remplacer l'énorme ressort boucle par un ressort à lame qu'il loge dans la poignée supprimant en même temps l'énorme protubérance disgracieuse, il diminue la largeur du chargeur et du même coup celle de la poignée qu'il incline de 45 degrés pour obtenir un pointage plus naturel . Le Borchardt ainsi modifié sera présenté aux essais de l'armée Suisse sous le nom de "Borchardt Luger" ou il sera reconnu supérieur aux essais d'endurance et de résistance après de nouvelles épreuves et quelques nouvelles modifications surtout une diminution du calibre qui permettra d'alléger encore plus l'arme il sera retenu en 1899 et adopté officiellement en 1901 et sera en service jusqu'en 1949

ce modèle sera commercialisé sous le nom de Parabellum ( prépare la guerre) modèle 1900 il ne pèse plus que 835g au lieu du 1,275 kg initial mais le système a genouillère est conservée ( système que l'on peut comprendre facilement si on imagine l'effet produit par le tranchant de la main sur l'articulation arrière du genou qui oblige a plier la jambe) en position de fermeture les deux bielles sont en ligne sous l'effet du recul une rampe oblige la pliure du mécanisme un ressort récupérateur ramène les bielles en ligne .

l'arme va connaître un magnifique succés après la Suisse c'est la Bulgarie, le Brésil, la Hollande, le Portugal, et le Chili qui vont l'adopter réglementairement il connaît parallèlement le même succès sur le marché civil . En 1904 elle devient l'arme réglementaire de la marine allemande en calibre 9mm en 1908 il entre dans l'armée allemande sous le nom de "P08" ou il restera en service jusqu'en 1945 bien que remplacé progressivement par le Walther P38 à partir de 1938 .

je ne m'étendrai pas ici sur toutes les versions existantes de nombreux ouvrages traitant de ce sujet

il est a noter que la fabrication a été reprise en 1975 après 30 ans d'interruption pour répondre à l'énorme demande de cette arme.

un modèle en 7,65 proche du modèle suisse avec pédale de sécurité et marqué en français fut essayé en 1904 par la commission d'expériences de versailles

vendu j'en recherche un

Browning Mle 1900

encore une invention de John Moses Browning (1855-1926) il travaille en 1898-1899 sur deux projets un modèle a retard d'ouverture qui deviendra le célèbre Colt 1900 puis 1911 et sur un modèle a canon fixe et a culasse non calée qui deviendra la première arme "dit" automatique adoptée par une armée (Belgique) au monde. Il sera également la première arme automatique au monde a être produite en masse

son mécanisme comme son organisation générale seront largement repris par tous les fabricant d'armes .

le modèle 1900 est d'un encombrement très réduit . il est léger et plat, mais d'une puissance insuffisante pour être utilisé au combat .

la principale caractéristique du Browning 1900 est l'utilisation d'un ressort récupérateur à boudin fixé au dessus du canon qui sert aussi par l'intermédiaire du biellette a actionner le percuteur . Biellette qui sert également d'indicateur d'armé (le trois en un de l'époque)

Browning travaillant pour la firme belge d'Herstal "Fabrique Nationale d'Arme de Guerre" plus connu sous le sigle "FN" c'est elle qui le fabriquera en grande série jusqu'en 1931 principalement pour le marché civil

au cours de la guerre 1914-1918 il sera livré une petite quantité de ce modèle par la Fabrique d'Armes de Guerre de Herstal .il sera mis en service chez les conducteurs du train des équipages, l'arme était portée dans un étui de ceinture comportant deux logements pour les chargeurs il sera aussi utilisé a titre d'arme personnelle par des officiers en Algérie .

si vous aimez les mécanismes n'hésitez pas a cliquer l'image de droite pour en voir tous les détails

Ce modèle fut essayé en 1903 au camp de Chalons par les autorités françaises

 

Tokarev Tula 1933 ou TT33

Fedor Vasilevich Tokarev est né en 1871 à Egorlikskaya petit village cosaque sur le Don aux confins de l'empire austro-hongrois . Il devient apprenti chez un forgeron en 1882 . En 1884 il entre dans un atelier de Krasnov ou l'on remarque ses aptitudes et on l'envoie suivre les cours de l'école militaire du matériel de Novocherkassk il en sortira quatre ans plus tard avec un diplôme d'armurier et le grade de sous-officier cosaque . il sera nommé maître armurier du 12eme régiment de cosaque du Don en 1892 . Après un passage dans une école d'officier , il entre en 1907 à l'école d'armement d'Oranienbaum ou il s'intéresse à l'étude d'un fusil semi-automatique et dresse les plans d'un premier prototype à l'usine de Sestroretsk mais quand la Russie entre en guerre contre l'autriche en 1914 il est envoyé sur le front il ne reviendra à Sestroretsk qu'en 1915 comme directeur adjoint . En 1917 lors du putsch bolchévik à cause de ses origines d'officier tsariste il en devient directeur technique . En 1921 il est affecté a l'arsenal de Tula ou il met au point la version russe de la mitrailleuse Maxim adopté en 1924 sous le nom de "Maxim-Tokarev" il continue en parallèle a travailler a son prototype de fusil qui deviendra le fusil Tokarev 38 et lui vaudra le droit d'entrer au parti communiste en récompense . l'armée russe est équipée en arme de poing du révolver Nagant mle 1895 et sans être réglementaire d'un pistolet qui avait fait son apparition dans l'armée juste avant 1917 Le Mauser C96 arme favorite de la sinistres Tcheka bolchévique . En 1930 on lui demande de produire un pistolet semi-automatique il prend comme modèle le Colt 1911 A1 (résultant du brevet Browning) auquel il empruntera la glissière culasse, le système de verrouillage, et le système de canon à court recul par bielle . Mais le Tokarev n'est pas une copie totale du colt il en diffère par une fabrication plus rustique,il est démuni de la pédale de sûreté de poignée, la glissière culasse est maintenue par une goupille arrêtoir mais l'innovation de Tokarev est l'invention d'un bloc platine amovible qui comprend le chien, le ressort principal à boudin logé dans le chien , la gâchette et son ressort (platine analogue a celle de l'ingénieur Suisse Charles Petter qui équipera notre pistolet 1935 A ) . Le Tokarev Tula 1933 ou TT33 sera réglementairement en service jusqu'en 1954 . Il se retrouvera dans le monde entier il sera produit en Chine, en Hongrie (pour l'égypte), en Pologne.

 

  Steyr modèle 1912

le Roth Steyr Mle 1907 sera l'arme de poing de l'armée Austro-Hongroise et remplacera le révolver Rast Gasser mle 1898 sous le nom de "Repetierpistole M 07" en calibre 8mm devant les difficultés de production de ce modèle les autorités autrichiennes vont faire fabriquer un pistolet plus simple et moins coûteux le "Repetierpistole M 12" ou Steyr Hahn pour Steyr avec chien ce dernier modèle équipera rapidement l'ensemble des forces austro-hongroises.

la production s'arrêtera en 1918 mais il restera en service jusqu'en 1938 date de l'annexion au Reich allemand. Produit à plus de 25 000 exemplaires tant en version civile que militaire nombre de ces exemplaires seront récupéré par l'Italie en 1918 comme dommage de guerre .

il fut adopté également comme arme réglementaire par le Chili (inscription "Ejercito De Chile" sur le coté droit ) et la Roumanie.

a noter qu'il a existé un Steyr tirant par rafale (voir photo dans la page détail)

fut essayé par la commission d'expérimention comparatice française de 1922-24 en calibre 9mm voir les photos (photo 1) (photo 2) (photo 3)

 

Mauser Modèle 1914

modèle sorti en 1918 juste après la 1ere guerre mondiale sans logo mauser

 

 

 

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